Mercredi 25 Février 2009.
Mercredi 25 Février 2009.
Dimanche 22 Février 2009
Mercredi 25 Février - Mercredi des Cendres.
« Soyez toujours dans la joie ! »
En cette année St Paul et pour emprunter le chemin qui nous conduira jusqu’à Pâques, je vous propose d’écouter et d’accueillir cette parole de l’Apôtre comme un nouveau commandement aussi essentiel que celui que nous a laissé Jésus : « TU AIMERAS TON DIEU ET TON PROCHAIN COMME TOI-MÊME. »
« SOYEZ TOUJOURS DANS LA JOIE, PRIEZ SANS CESSE, RENDEZ GRÂCE EN TOUTE CIRCONSTANCE, CAR C'EST LA VOLONTÉ DE DIEU À VOTRE ÉGARD DANS LE CHRIST JÉSUS. » 1Thes 5/16. Beau programme de Carême : recouvrer la JOIE, la joie de croire, d’espérer et d’aimer… « TOI, QUAND TU JEÛNES, NE TE COMPOSE PAS UNE MINE DÉFAITE… MAIS PARFUME-TOI LA TÊTE ! » Le christianisme est la religion de la joie !
Dans une prière eucharistique, nous prions ainsi : « QUE L'ESPRIT SAINT FASSE DE NOUS UNE ÉTERNELLE OFFRANDE À TA GLOIRE. » Autrement dit : Donne Lui tout, pour qu’Il te donne sa gloire qui n’est rien d’autre que la joie céleste :
Ton cœur contient de la joie… offre-Lui ta joie !
Ton cœur contient de la tristesse… offre-Lui ta tristesse !
Ton cœur contient rancœur et amertume… offre-Lui ta rancœur et ton amertume !
Ton cœur contient l’impossibilité de pardonner… offre-Lui ton désir de pardonner !
Ton cœur contient de la colère et de la haine… offre-Lui ta colère et ta haine !
Ton cœur contient de l’amour… offre-Lui ton désir d’aimer et d’être aimé !
Ton cœur est plein de doutes… offre-Lui tes doutes !
Ton cœur est plein de Foi… offre-Lui ta Foi !
Ton cœur , ton corps sont en souffrance… offre-Lui ta souffrance !
Tu es malade… offre-Lui ton désir de guérir !
Tu désespères… offre-Lui ton désespoir !
Ton cœur est en attente… offre-Lui ton Espérance !
Il n’y a rien dans ton cœur que tu ne puisses offrir au Seigneur…
« VOUS TOUS QUI PEINEZ SOUS LE POIDS DU FARDEAU, VENEZ À MOI, VOUS TROUVEREZ LE REPOS… »
Ton cœur est envahi par le péché… offre-Lui ton péché !
Ton cœur est plein de toi-même… offre-toi tout entier à Lui !
Ce qu’Il attend de toi ?... Que le coffret de ton cœur soit entièrement vide pour le remplir de sa lumière, de sa présence et de sa joie. Voilà bien le jeûne qui plait à Dieu : Faire de la place en toi pour accueillir ton Dieu et ton prochain.
Offre-Lui donc tout ce qui fait ta vie et Lui la remplira de sa gloire !
Veux simplement ce que Lui veut, et tu seras comblé !
« SOYEZ TOUJOURS DANS LA JOIE! » c’est le commandement qui découle directement de la mise en pratique du seul commandement que le Seigneur nous ait jamais donné : "TU AIMERAS TON DIEU ET TON PROCHAIN COMME TOI-MÊME."
Téléchargement 3-11 Jour d'allégresse au ciel et sur terre
Bon temps de Carême et belle montée vers Pâques à tous!
Frère Bernard-Marie te bénit.
Mercredi 18 Février 2009.
Au moment où notre pape Benoît lève l'excommunication des évêques lefebvristes, ne nous laissons pas submerger par le ressentiment, l'indignation ou la colère... la prière de Jésus à son Père est sans ambiguïté: "QUE TOUS SOIENT UN!" et notre pape est bien dans son rôle dans son souci farouche de refaire l'unité de l'Eglise en manifestant à nos frères séparés que la porte leur est ouverte. Cela dit, les mots ont un sens et gardons-nous de tout amalgame: levée d'excommunication n'est pas synonyme de réintégration... c'est maintenant à nos frères séparés de décider de franchir la porte s'ils souhaitent réintégrer vraiment le giron de l'Eglise... étant entendu que cela ne peut se faire sans le rétablissement du lien d'obéissance au pape, sans la reconnaissance de l'autorité du Concile Vatican II et sans une renonciation claire à toute forme de propos négationniste. Les dysfonctionnements de la communication vaticane et les provocations de certains membres de la Fraternité St Pie X ne doivent pas nous faire perdre le cap essentiel: ce n'est pas quand la tempête fait rage qu'il faut quitter le navire ou se comporter de telle sorte qu'il s'en trouve encore plus agité... C'est dans l'adversité que nous pouvons vérifier l'enracinement de notre Foi et l'authenticité de notre prière... il arrive des moments où nous ne pouvons plus dire de manière machinale: "Père, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés"... même s'il peut être légitime de réclamer la conversion des autres, cela ne peut se faire sans se dire que la vraie conversion commence toujours par nous-mêmes...
"Ne déchirons plus la tunique, tissée tout d'une pièce de haut en bas..."
"Ne déchirons plus la tunique,
Tissée tout d'une pièce de haut en bas;
Le Père en a besoin pour la changer en robe de noces!
Ne méprisons pas l'alliance,
scellée par notre Maître dans le repas;
L'Esprit, autour du pain, veut rassembler le Corps de l'Eglise!Ne gaspillons pas l'héritage,
Légué dans la prière le dernier soir;
Jésus est le chemin vers l'unité des frères prodigues!Ne marchandons pas l'Evangile,
Donné à notre terre depuis la croix;
Voici nos mains levées, nous implorons la grâce du Père!"
Oraison de la messe de ce jour:
"PAR L'UNIQUE SACRIFICE DE LA CROIX,
TU T'ES DONNÉ, PÈRE TRÈS BON, UN PEUPLE DE FILS;
ACCORDE-NOUS, DANS TON ÉGLISE,
LA GRÂCE DE L'UNITÉ ET DE LA PAIX!
PAR JÉSUS LE CHRIST NOTRE SEIGNEUR."
Tenez bon! Frère Bernard-Marie.
Dimanche 25 Janvier 2009 - Conversion de St Paul.
La technique permettant toujours d'innover, j'essaye de mettre en ligne l'homélie que j'ai prononcé dimanche pour la Conversion de St Paul, homélie s'adressant plus spécialement aux enfants présents ce jour-là... En espérant que chacun soit équipé d'un logiciel permettant d'exploiter le fichier audio joint...
Téléchargement jpl_25janv2009.WMA
Avec Jésus, "Yes! We can!"... choisissons-le résolument comme notre chemin...
Bien à vous tous.
Frère Bernard-Marie.
Dimanche 25 Janvier 2009 - Conversion de St Paul.
"I have a dream!" J'ai fais un rêve!...
Barak Obama prête serment... Martin Luther King avait un rêve... au coeur de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens et au moment où nous célébrerons dimanche la conversion de St Paul...
"Yes, we can!"...
Je m'interroge moi-même sur le rêve qui est le mien... pour quoi et pour qui je suis prêt à prêter serment?... à quelle conversion suis-je prêt... Tous nous voulons que le monde change... est-ce que nous voulons changer nous-mêmes? Je fais cet amer constat: On peut toujours exiger que le monde change... mais qu'est-ce que nous faisons pour changer le monde?
Je suis heureux de participer avec vous aujourd'hui à ce rassemblement qui restera dans l'histoire comme la plus grande manifestation que notre pays ait connu en faveur de la liberté.
Il y a un siècle de cela, un grand américain qui nous couvre aujourd'hui de son ombre symbolique signait notre acte d'émancipation. Cette proclamation historique faisait, comme un grand phare, briller la lumière de l'espérance aux yeux de millions d'esclaves noirs marqués au feu d'une brûlante injustice. Ce fut comme l'aube joyeuse qui mettrait fin à la longue nuit de leur captivité.
Mais cent ans ont passé et le Noir n'est pas encore libre. Cent ans ont passé et l'existence du Noir est toujours tristement entravée par les liens de la ségrégation, les chaînes de la discrimination; cent ans ont passé et le Noir vit encore sur l'île solitaire de la pauvreté, dans un vaste océan de prospérité matérielle; cent ans ont passé et le Noir languit toujours dans les marches de la société américaine et se trouve en exil dans son propre pays.
C'est pourquoi nous sommes accourus aujourd'hui en ce lieu pour rendre manifeste cette honteuse situation. En ce sens, nous sommes montés à la capitale de notre pays pour toucher un chèque. En traçant les mots magnifiques qui forment notre constitution et notre déclaration d'indépendance, les architectes de notre république signaient une promesse dont héritaient chaque Américain. Aux termes de cet engagement, tous les hommes, les Noirs, oui, aussi bien que les Blancs, se verraient garantir leurs droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur.
Il est aujourd'hui évident que l'Amérique a failli à sa promesse en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu d'honorer son obligation sacrée, l'Amérique a délivré au peuple noir un chèque sans valeur; un chèque qui est revenu avec la mention "Provisions insuffisantes". Nous ne pouvons croire qu'il n'y ait pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance en notre pays. Aussi sommes nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous fournira sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.
Nous sommes également venus en ce lieu sanctifié pour rappeler à l'Amérique les exigeantes urgences de l'heure présente. Il n'est plus temps de se laisser aller au luxe d'attendre ni de prendre les tranquillisants des demi-mesures. Le moment est maintenant venu de réaliser les promesses de la démocratie; le moment est venu d'émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale; le moment est venu de tirer notre nation des sables mouvants de l'injustice raciale pour la hisser sur le roc solide de la fraternité; le moment est venu de réaliser la justice pour tous les enfants du Bon Dieu. Il serait fatal à notre nation d'ignorer qu'il y a péril en la demeure. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu'advienne un automne vivifiant de liberté et d'égalité.
1963 n'est pas une fin mais un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de laisser fuser la vapeur et se montrera désormais satisfait se préparent à un rude réveil si le pays retourne à ses affaires comme devant.
Il n'y aura plus ni repos ni tranquillité en Amérique tant que le Noir n'aura pas obtenu ses droits de citoyen.
Les tourbillons de la révolte continueront d'ébranler les fondations de notre nation jusqu'au jour où naîtra l'aube brillante de la justice.
Mais il est une chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui mène au palais de la justice : en nous assurant notre juste place, ne nous rendons pas coupables d'agissements répréhensibles.
Ne cherchons pas à étancher notre soif de liberté en buvant à la coupe de l'amertume et de la haine. Livrons toujours notre bataille sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Il ne faut pas que notre revendication créatrice dégénère en violence physique. Encore et encore, il faut nous dresser sur les hauteurs majestueuses où nous opposerons les forces de l'âme à la force matérielle.
Le merveilleux militantisme qui s'est nouvellement emparé de la communauté noire ne doit pas nous conduire à nous méfier de tous les Blancs. Comme l'atteste leur présence aujourd'hui en ce lieu, nombre de nos frères de race blanche ont compris que leur destinée est liée à notre destinée. Ils ont compris que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. L'assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l'injustice doit être mené par une armée biraciale. Nous ne pouvons marcher tout seuls au combat. Et au cours de notre progression, il faut nous engager à continuer d'aller de l'avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Il en est qui demandent aux tenants des droits civiques : "Quand serez vous enfin satisfaits ?" Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que le Noir sera victime des indicibles horreurs de la brutalité policière.
Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos corps recrus de la fatigue du voyage ne trouveront pas un abris dans les motels des grand routes ou les hôtels des villes. Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d'aller d'un petit ghetto à un ghetto plus grand.
Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos enfants seront dépouillés de leur identité et privés de leur dignité par des pancartes qui indiquent : "Seuls les Blancs sont admis." Nous ne pourrons être satisfaits tant qu'un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu'un Noir de New York croira qu'il n'a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits tant que le droit ne jaillira pas comme les eaux et la justice comme un torrent intarissable.
Je n'ignore pas que certains d'entre vous ont été conduits ici par un excès d'épreuves et de tribulations. D'aucuns sortent à peine de l'étroite cellule d'une prison. D'autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d'être battus par les tempêtes de la persécution, secoués par les vents de la brutalité policière. Vous êtes les pionniers de la souffrance créatrice. Poursuivez votre tache, convaincus que cette souffrance imméritée vous sera rédemption.
Retournez au Mississippi; retournez en Alabama; retournez en Caroline du Sud; retournez en Géorgie; retournez en Louisiane, retournez à vos taudis et à vos ghettos dans les villes du Nord, en sachant que, d'une façon ou d'une autre cette situation peut changer et changera. Ne nous vautrons pas dans les vallées du désespoir.
Je vous le dis ici et maintenant, mes amis : même si nous devons affronter des difficultés aujourd'hui et demain, je fais pourtant un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : "Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux."
Je rêve que, un jour, sur les rouges collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.
Je rêve que, un jour, l'État du Mississippi lui-même, tout brûlant des feux de l'injustice, tout brûlant des feux de l'oppression, se transformera en oasis de liberté et de justice.
Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd'hui un rêve !Je rêve que, un jour, même en Alabama où le racisme est vicieux, où le gouverneur a la bouche pleine des mots "interposition" et "nullification", un jour, justement en Alabama, les petits garçons et petites filles noirs, les petits garçons et petites filles blancs, pourront tous se prendre par la main comme frères et sœurs. Je fais aujourd'hui un rêve !
Je rêve que, un jour, tout vallon sera relevé, toute montagne et toute colline seront rabaissés, tout éperon deviendra une plaine, tout mamelon une trouée, et la gloire du Seigneur sera révélée à tous les êtres faits de chair tout à la fois.
Telle est mon espérance. Telle est la foi que je remporterai dans le Sud.
Avec une telle foi nous serons capables de distinguer, dans les montagnes de désespoir, un caillou d'espérance. Avec une telle foi nous serons capables de transformer la cacophonie de notre nation discordante en une merveilleuse symphonie de fraternité.
Avec une telle foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d'aller en prison ensemble, de nous dresser ensemble pour la liberté, en sachant que nous serons libres un jour. Ce sera le jour où les enfants du Bon Dieu pourront chanter ensemble cet hymne auquel ils donneront une signification nouvelle -"Mon pays c'est toi, douce terre de liberté, c'est toi que je chante, pays où reposent nos pères, orgueil du pèlerin, au flanc de chaque montagne que sonne la cloche de la liberté"- et si l'Amérique doit être une grande nation, il faut qu'il en soit ainsi.
Aussi faites sonner la cloche de la liberté sur les prodigieux sommets du New Hampshire.Faites la sonner sur les puissantes montagnes de l'État de New York.
Faites la sonner sur les hauteurs des Alleghanys en Pennsylvanie.
Faites la sonner sur les neiges des Rocheuses, au Colorado.
Faites la sonner sur les collines ondulantes de la Californie.
Mais cela ne suffit pas.Faites la sonner sur la Stone Mountain de Géorgie.
Faites la sonner sur la Lookout Mountain du Tennessee.
Faites la sonner sur chaque colline et chaque butte du Mississippi, faites la sonner au flanc de chaque montagne.Quand nous ferons en sorte que la cloche de la liberté puisse sonner, quand nous la laisserons carillonner dans chaque village et chaque hameau, dans chaque État et dans chaque cité, nous pourrons hâter la venue du jour où tous les enfants du Bon Dieu, les Noirs et les Blancs, les juifs et les gentils, les catholiques et les protestants, pourront se tenir par la main et chanter les paroles du vieux "spiritual" noir : "Libres enfin. Libres enfin. Merci Dieu tout-puissant, nous voilà libres enfin."
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"JE SUIS JÉSUS LE NAZARÉEN, CELUI QUE TU PERSÉCUTES." MES COMPAGNONS VOYAIENT LA LUMIÈRE, MAIS ILS N'ENTENDAIENT PAS LA VOIX DE CELUI QUI ME PARLAIT, ET JE DIS: "QUE DOIS-JE FAIRE, SEIGNEUR?" LE SEIGNEUR ME RÉPONDIT: "RELÈVE-TOI, VA JUSQU'À DAMAS, ET LÀ ON T'INDIQUERA TOUT CE QU'IL T'EST PRESCRIT DE FAIRE." Act 22/3-16
Pourquoi, n'entendons-nous pas la voix alors que la voix est pour tous?
Je fais un rêve: consentir à la conversion ensemble... "Je suis venu allumer un feu sur la terre... et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé!"...
Aurais-tu une allumette à joindre à celle de ton Frère Bernard-Marie?... Bien à toi!
Mercredi 14 Janvier 2009.
Je vous partage ce propos d'Edwin Fisher, pianiste interprète de Bach, sur la musique et son interprétation:
"En ces temps de technique et de mécanique perfectionnées, un morceau qui ne serait que "bien joué" n'aurait plus aucune valeur. Seul un art vécu par l'intérieur et auquel votre personnalité
prend une part créatrice, reste intéressant, efficace et constructif. Il faut donc vous atteindre et vous retrouver vous-même. Pour y parvenir, ceux qui ne l'ont pas su auparavant doivent mourir
de cette mort qui est sacrifice de toute vanité, doivent abandonner ce qu'ils ont appris : le faux et le "postiche". Ensuite, tel un chercheur, il vous faut descendre dans les tréfonds obscurs de
votre être intime et retrouver les lieux de votre enfance. Prêtez l'oreille aux bruissements de vos désirs et de vos nostalgies, redevenez naturels et authentiques comme l'enfant, l'arbre et la
fleur; ressentez librement la plénitude de la vie."
Tout cela pour te dire: sois vraiment l'artiste de ta vie!... avec la grâce de Dieu...
Frère Bernard-Marie te bénit.
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Lundi 5 Janvier 2009 - Voeux.
"Veux ce que Dieu veut!"... c'est le voeu que je formule pour chacun, chacune d'entre vous en ce début d'année 2009.
A la suite des Mages venus d'Orient, présente-toi à l'enfant de la crèche, le coffret de ton coeur grand ouvert... et là fais ton offrande... de l'or, de l'encens et de la myrrhe si ton coeur en
contient, mais aussi l'offrande de tout ce que ton coeur contient d'autre:
Ton coeur contient de la joie... offre-lui ta joie!
Ton coeur contient de la tristesse... offre-lui ta tristesse!
Ton coeur contient rancoeur et amertume... offre-lui ta rancoeur et ton amertume!
Ton coeur contient le désir de pardonner... offre-lui ton désir de pardonner!
Ton coeur contient de la haine... offre-lui ta haine!
Ton coeur contient de l'amour... offre-lui ton désir d'aimer et d'être aimé!
Ton coeur est plein de doute... offre-lui tes doutes!
Ton coeur est plein de foi... offre-lui ta foi!
Tu désespères... offre-lui ton désespoir!
Ton coeur est en attente... offre-lui ton espérance!
Il n'y a rien dans ton coeur que tu ne puisses lui offrir...
Ton coeur est envahi par le péché... offre-lui ton péché!
Ton coeur est tout plein de toi-même... offre-toi tout entier à lui!
Ce qu'il attend de toi?... Que le coffret de ton coeur soit entièrement vide pour le remplir de sa lumière et de sa présence... "Que l'Esprit Saint fasse de nous une éternelle offrande à ta gloire" dit une prière eucharistique... Offre-lui ta vie, il la remplira de sa gloire!
"Je ne sais pas ce qui m'arrivera au cours de l'année qui vient.Je ne sais rien de l'avenir
mais je m'en repose sur Toi.
Je m'en remets à Toi entièrement
parce que Tu sais ce qu'il me faut
et que je ne le sais pas moi-même.Cardinal Newman."
BONNE ANNÉE 2009 À TOUS AVEC LE SEIGNEUR!
Jeudi 25 Décembre 2008 - Dans le oui et la joie de NOËL.
En cette fête de Noël, je te propose de méditer sur cette vérité qui devrait tous nous bouleverser:
Dieu ne se refuse jamais, en son être il n'y a pas de non... Il est tout OUI et tout ouïe. Ecoutons notre frère St Paul aux Corinthiens:
"Je prends à témoin le Dieu fidèle: le langage que nous vous parlons n'est pas à la fois "oui" et "non". Le Fils de Dieu, le Christ Jésus, que nous avons annoncé parmi vous, Silvain, Timothée et moi, n'a pas été à la fois "oui" et "non"; il n'a jamais été que "oui". Et toutes les promesses de Dieu ont trouvé leur "oui" dans sa personne. Aussi est-ce par le Christ que nous disons "amen", notre "oui" pour la gloire de Dieu. Celui qui nous rend solides pour le Christ, dans nos relations avec vous, celui qui nous a consacrés, c'est Dieu; il a mis sa marque sur nous, et il nous a fait une première avance sur ses dons: l'Esprit qui habite nos coeurs." 2Co 1/18-22.
A ce Christ qui n'est que OUI, comme Marie, offrons-lui à notre tour notre OUI: "Qu'il me soit fait selon ta Parole." Le monde entier attend la réponse de Marie nous dit St Bernard... mais il
attend aussi la nôtre:
"Tu l'as entendu, ô Vierge: tu concevras un fils, non d'un homme - tu l'as entendu - mais de l'Esprit Saint. L'ange, lui, attend ta réponse: il est temps pour lui de retourner vers celui qui
l'a envoyé. Nous aussi, nous attendons, ô notre Dame... Consens, et aussitôt nous serons libres... Une brève réponse de toi suffit pour nous recréer, de sorte que nous soyons rappelés à la
vie.
Ta réponse,... le monde entier l'attend, prosterné à tes genoux. Et ce n'est pas sans raison, puisque de ta parole (de ton OUI...) dépendent le soulagement des malheureux, le rachat des captifs,
la délivrance des condamnés, le salut enfin de tous les fils d'Adam, de ta race entière.
Ne tarde plus, Vierge Marie. - Vite, réponds à l'ange, ou plutôt, par l'ange réponds au Seigneur. Réponds une parole et accueille la Parole; prononce la tienne et conçois celle de Dieu; profère
une parole passagère et étreins la Parole éternelle... Crois, parle selon ta foi et fais-toi tout accueil (tout OUI, tout ouïe...)... Heureuse Vierge, ouvre ton coeur à la foi, tes lèvres à
l'assentiment, ton sein au Créateur... Il frappe à ta porte... Lève-toi, cours, ouvre-lui: lève-toi par la foi, cours par l'empressement à sa volonté, ouvre-lui par ton consentement.
Voici, dit-elle, la servante du Seigneur: que tout se passe pour moi selon ta parole."
Téléchargement 06_ouvrons_notre_coeur_au_seigneur.m4a
Soyons tous des hommes et des femmes du OUI! La naissance au monde du Verbe de Dieu en dépend...
Merci à tous pour vos consentements et JOYEUX NOËL en forme de OUI!
Frère Bernard-Marie.
Mercredi 10 Décembre 2008.
Deux témoignages reçus à la suite de la dernière page de blog "Il vient bientôt":
"Il y a deux ans et demi de cela, vous nous avez mariés ... Nous nous souvenons encore de nos discussions avant la cérémonie : rapidité de notre décision, amour de l'Autre et de l'Ailleurs, ...
Ce message pour partager avec vous la joie de découvrir la petite frimousse de notre première fille samedi dernier : Elaia est née à 14h35 à Montpellier, pour le plus grand bonheur de ses
parents, ses grands parents, et celui de l'ensemble de nos familles respectives et de tous nos amis ...
Et pour poursuivre le chemin que nous voulions être le notre, nous nous installerons en février prochain tous les trois à Niamey, au Niger, pour les 2 à 4 prochaines années ...
En espérant pouvoir vous présenter notre petite merveille dès que possible,
Très amicalement,"
Taiana et Gauthier
Elaia la divine enfant:
"Trop belle ta dernière page de blog , en tant que jeune maman , cela m'a beaucoup parlé...j'essaye donc de vivre ce temps d'Avent en repensant à ma grossesse et à la plénitude que je ressentais en attendant mon Samuel.
Mon bonheur est complet : mon petit bout est adorable et grandit trop vite : tu ne vas pas le reconnaitre.
J'ai une chance inestimable: celle d'avoir le temps de le regarder, de le cajoler et je ne loupe pas une miette de son évolution. Chaque jour il me fait des nouvelles mimiques.
J'essaye de tout bien enregistrer dans ma tête quand je le regarde pour ne jamais oublier son visage quand il sera plus grand...le temps file si vite !!! c'est tout moi ça : il n'a que 3 mois et
je suis déjà nostalgique !!! Ne le dis à personne ; on me prendrait encore pour une folle.
Bref entre Alex et lui , je suis trop heureuse !!!
Voila , je me suis dit que ça te ferait plaisir de le savoir ..."
Samuel, le divin enfant:
Frère Bernard-Marie vous dit un grand merci!