Lundi 28 Juin 2010.
Galates 5/1. 13-14.
01 "Frères, si le Christ nous a libérés, c'est pour que nous soyons vraiment libres. Alors tenez bon, et ne reprenez pas les chaînes de votre ancien esclavage.
13 Or vous, frères, vous avez été appelés à la liberté. Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte pour satisfaire votre égoïsme ; au contraire, mettez-vous, par amour, au service les uns des autres.14 Car toute la Loi atteint sa perfection dans un seul commandement, et le voici :Tu aimeras ton prochain comme toi-même."
Aujourd'hui, la conception commune que nous avons de la liberté est plutôt d'échapper à toute contrainte... "Chacun fait ce qui lui plait" comme disait la chanson et du coup c'est la crise de tous les engagements. S'engager, c'est perdre sa liberté... notre égo répugne à se donner vraiment et quand il se donne, il souhaite la plus part du temps se garder la possibilité de se désengager.
Le Christ nous propose un autre chemin, paradoxal pour l'époque dans laquelle nous vivons: la liberté trouve sa plénitude dans l'engagement définitif, dans le don total de soi pour la vie. L'Amour vrai n'a qu'une seule parole et ne revient pas sur le OUI qu'il a prononcé. Choisir, c'est sans doute mourir un peu... en tout cas à soi-même puisque l'on se donne à l'être aimé... On comprend la crise des vocations, de toutes les vocations, celles au mariage comme celles à la vie consacrée. Pour une grande majorité aujourd'hui, être libre c'est de ne surtout pas perdre sa liberté... pour les autres, bien moins nombreux, être libre c'est la donner à celui ou à celle qu'on aime. "Il n'y a pas de plus grand Amour que de donner sa vie (sa liberté) pour ses amis!"
Nous comprenons mieux alors les exigences de Jésus dans l'Evangile lorsqu'il nous invite à le suivre...
Luc 9/57-62.