Dimanche 7 Novembre 2010 - 32ème Dimanche du temps Ordinaire.
Second livre des Martyrs d'Israël 7/1-2, 9-14.
Seconde lettre de St Paul aux Thessaloniciens 2/16-17 ; 3/1-5.
Evangile selon St Luc 20/27-38.
"Quand à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur: "le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob". Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants; tous vivent en effet pour Lui." Luc 20/37-38.
Homélie32èDimOrd2010 Cliquer sur le lien ci-contre pour accéder à
l'homélie
Dans sa quête insaciable, la raison humaine répugne à toute connaissance qui résiste à ses investigations, à tel point que son imagination prend le relai pour combler les cases vides lorsque sa logique ne parvient pas à établir en toute objectivité la vérité de ce qui est. Le siècle des Lumières dont nous sommes les héritiers, a été le siècle du refus systématique de toute obscurité inhérente aux mystères subsistants... La Foi ne pouvait qu'en souffrir, elle qui demande la confiance qu'ont les enfants... "Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'a révélé aux tout-petits." La raison humaine ne peut pas être le siège de la connaissance toute entière: Dieu révèle ses mystères à des êtres qui ne sont pas passés par les bancs de l'université; et de grands théologiens - malgré leurs oeuvres - n'ont pas atteint davantage la Vérité que bien des gens modestes qui se sont contentés de mettre leur confiance en la Parole de Dieu reçue à travers les Ecritures. Que les témoignages sur la Résurrection du Christ et des morts gardent leur part d'obscurité ne les a pas empêchés de nourrir une belle Espérance. Vouloir imaginer à tout prix ce qui nous adviendra après notre mort - enfer, purgatoire, limbes ou paradis? - est-ce vraiment indispensable si la Foi confiante me fait simplement adhérer à la Parole du Christ qui nous dit: "Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra!"
N'en déplaise aux agnostiques, si la Foi chrétienne peut être en partie raisonnée, elle ne sera jamais raisonnable...
Bien à vous tous. Frère Bernard-Marie.