Dimanche 12 Janvier 2014 - Fête du baptême du Seigneur.
Livre d'Isaïe 42/1-4, 6-7.
Livre des Actes des Apôtres 10/34-38.
Evangile de Matthieu 3/13-17.
"Connais-tu la date de ton baptême!"....
“Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j’ai mis tout mon Amour.”
Avec la fête du Baptême de Jésus se clôt le temps liturgique de Noël, le temps de la naissance… nous devrions même dire le temps de la double naissance, d’une naissance qui s’inscrit vraiment dans le temps des hommes car nul ne peut naître en un jour, fut-il Fils de Dieu; mais tout autant dans le temps de Dieu qui est un présent d’Amour qui n’aura pas de fin.
Par Marie et Joseph, Jésus naît à notre humanité… cela prendra trente ans jusqu’au jour de son baptême par Jean-Baptiste où, pour ainsi dire, par le Père et l’Esprit Saint Il naîtra pleinement à sa divinité. Entre-temps, il aura fallu le long temps de l’enfance… celui de la présentation au Temple pour la circoncision, celui de l’exil en Egypte, celui des apprentissages à Nazareth pour grandir en taille et en sagesse, celui de la rencontre des docteurs de la loi au Temple de Jérusalem, puis ce long temps de maturation, de vie “cachée” où Jésus continuera de naître à notre humanité en partageant la vie des siens à Nazareth et le travail de Joseph le charpentier.
Naître à la vie des hommes et naître à la vie divine… Le parcours de Jésus nous invite à relire notre propre parcours de vie et à nous interroger sur notre propre double naissance: Comment continuons-nous de naître à notre humanité?... Comment continuons-nous de naître à la vie divine?
Avec leurs limites, nos propres parents ont bien essayé de nous dire que nous étions leur fils ou leur fille bien-aimé(e)… avec plus ou moins de succès pour certains… Pas facile de mettre tout son amour dans son enfant lorsque nous-mêmes nous n’avons pas été comblés d’amour… D’où l’importance de ce baptême divin que nous avons nous aussi reçu et qui nous relie à la source de l’Amour qui est en Dieu et qui est Dieu.
Nous ne pouvons naître que dans le regard d’amour d’un autre: regard de nos parents, de notre conjoint et de nos familles, regard de nos enfants et de nos petits-enfants, regard de nos amis… et lorsqu’il arrive que le regard de nos proches se voile dans l’ombre des incompréhensions et des conflits alors nous reste toujours – dans la prière et les sacrements – ce regard divin toujours limpide qui se pose sur nous pour nous redire sans faiblir que nous serons toujours, quoi qu’il arrive, ses enfants bien-aimés en qui Il ne cesse de vouloir mettre tout son Amour…
Et si, en ce début d’année, nous nous échangions ce voeu d’inscrire notre regard humain dans ce regard divin pour rencontrer nos frères… les uns et les autres…. pour SEMER, S’AIMER ET ESSAIMER?....
Bonne et Sainte année à tous!
Votre Frère Bernard-Marie.
